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Le numéro 73 de votre hebdomadaire est déjà disponible. Vous trouverez à la UNE : Crise centrafricaine : Le dernier coup de pouce à Djotodia. L’Union revient sur le dernier sommet extraordinaire des chefs d’Etats de la CEEAC qui s’est tenu le 21 octobre 2013 à N’djaména à sa page 2. L’édito porte également sur le même sujet. Vous pouvez lire également dans ce numéro, un reportage sur la consommation d’alcool frelaté, un produit aux multiples risques, consommé allègrement par les jeunes à N’Djaména, et bien d’autres sujets d’actualités. Rendez vous chez votre marchand de journaux. Le journal ne coûte que 500 FCFA. L’Union, c’est l’hebdomadaire d’informations générales qu’il vous faut ! ..

Construction de la route Ngouri-Massokory :L’attribution du marché pose problème
Dans l’optique de désenclaver la région du Lac-Tchad, le chef de l’Etat a décidé de la construction de la route reliant Ngouri-Massakory puis Massokory-bol. Mais les travaux de bitumage de la route Ngouri-Massakory prévus pour être lancés en octobre 2013 ne pourraient être effectifs. Des fausses notes seraient signalées dans la procédure l’attribution du marché. Enquête.

>>Juda Allahondoum


Les riverains de la route Ngouri-Massokory doivent encore patienter pour voir les travaux de construction de l’axe principal les reliant à la capitale, promise par le président de la République débuter. La Commission d’Ouverture et de Jugement des Offres (COJO) du ministère des Infrastructures et des Transports retarderait, délibérément, d’attribuer le marché à l’un des soumissionnaires, alors que la procédure serait bouclée depuis le 23 avril 2013. Suivez !

Par Appel d’Offre N°22/MIEP/SG/DGR/DIR/12, le ministère des Infrastructures et Equipements à l’époque, a lancé l’appel à candidature pour la construction de la route Massokory-Ngouri sous financement de la Banque Islamique de Développement (BID). Au total 10 entreprises de construction de travaux publics avaient postulé dont trois éliminés de la course pour non respect des critères d’éligibilité. Il s’agit des entreprises SGTM, Droup Aldjazira/Encobat et Arc Construction. Parmi celles déclarées éligibles, arrive en tête de classement l’entreprise Sourabat, suivie de ETEP, The Arab Contractor, COGEB, SNER, SRGM et le groupement Mars Group/Hadjerlamis tient la queue. Ainsi, Sourabat, a été désigné attributaire provisoire du marché pour avoir présenté une offre de 40,999 milliards FCFA. Mais cette entreprise élue à l’issue de l’évaluation faite par sous commission technique, ne répond pas aux critères des bailleurs qui exigeraient que la caution de soumission soit logée dans une banque exerçant sur le territoire nationale. Or, Sourabat, avait son argent dans une banque ivoirienne. La BID a écrit en date du 30 juillet 2013 au directeur général des routes (copie ci dessous) pour lui signifier que le candidat retenu ne peut bénéficier d’un financement de la BID pour la simple raison qu’il ne repond pas aux conditions de la BID. Contraint par cette décision du bailleur, Le directeur des routes se plie et tente alors, d’appliquer l’article 52 du code de marché public au Tchad tout en reconnaissant que l’entreprise Sourabat, a été élu sur des bases erronées. Ainsi, l’entreprise ETEP devrait passer en tête. Mais la commission a évalué que ETEP, bien qu’elle présente l’offre la moins disante que les autres, ne dispose pas de matériels adéquats pour bénéficier d’un marché de construction en zone sahélienne. L’on tombe directement sur le troisième soumissionnaire sur la liste nommé The Arab Contractor. Là aussi, l’offre présentée par ce dernier (49 milliards franc CFA hors taxe) est légèrement supérieure à l’enveloppe destiné à la construction de cette route qui tournerait autour de quarante quatre milliards de francs CFA hors taxe. Mais Arab Contractor devient contre tout, l’attributaire provisoire selon le procès verbal de la COJO du 2 septembre 2013. Rejetant cette décision de la sous commission technique, l’Organe Chargé des Marchés Publics (OCMP) a d’ailleurs clairement signifié à la sous commission à travers la correspondance N° 820 et datée du 5 septembre 2013, de répondre à la lettre de la BID, avant toute autre décision et qu’il ne peut se prononcer sur une deuxième proposition. Mais que constate-t-on ?

Les calculs d’intérêts

La direction des routes en charge du dossier aurait tiré sur la liste des disqualifiés une entreprise nommée Arc Construction d’origine turque qu’il intègre sur la liste pour le faire passer. Et pourtant, cette société, une fois éliminée de la course, aurait retiré sa caution de soumission au dossier, siffle une source de la banque. Mais par quelle acrobatie se retrouve-t-elle dans la course, alors que d’autres éliminées, digèrent, très mal d’ailleurs, le rejet de leur candidature. L’on pointe du doigt accusateur l’un des directeurs des routes, très proche du dossier, qui aurait fait un jeu trouble semble-t-il, à cause ses accointances avec les dirigeants de cette société turque qu’il jure de faire passer contre vents et marrées. D’après des sources hôtelières, les responsables turcs de cette entreprise séjourneraient depuis quelques jours à N’Djaména pour la cause. Entre temps, du coté du ministère des Infrastructures et des Transports, l’on refuse de se prononcer sur la question sous prétexte de la confidentialité. Joignent par la rédaction de votre hebdomadaire, M. Kiloné Ndilabaye et M. Maïna Lamine respectivement directeur général et directeur général adjoint des routes, ainsi que le directeur juridique et des marchés M. Ahmat Bichara Seïd ont preferé ne pas en parler, et oriente la question vers le ministre des Infrastructures M. Adoum Younousmi.

Que doit-on faire de ce marché ?

L’on observe dans cette procédure, que les décisions de la Commission d’Ouverture et de Jugement des Offres contenues dans son procès verbal du 23 avril 2013, souffrent d'ambiguïté. « D’une part elle disqualifie une entreprise et d’autre part, elle la qualifie sans aucun détail, créant ainsi des mécontentements dans le rang des disqualifiés », murmure-t-on du coté du ministère des Infrastructures. Or, d’après un membre de la Commission d’Ouverture et de Jugement des Offres (COJO), la procédure doit être reprise parce qu’elle a été faite sur des bases erronées. « Aucun soumissionnaire ne répond au critère donc le compteur doit être remis à zéro pour donner la chance à d’autres entrepreneurs de postuler ou permettre aux premiers soumissionnaires de revoir leurs copies », juge-t-il. L’autorité contractante doit en informer l’Organe Chargé des Marchés Publics (OCMP) et en aviser tous les soumissionnaires auxquels elle doit restituer les cautions de soumission et de tout reprendre. Mais à l’allure où vont les choses, « l’on risque fort bien de faire passer une société dont la candidature ne fait pas l’unanimité au sein de la sous commission technique. Et la qualité des travaux à réaliser est connue d’avance pour la simple raison que, des individus organisés, voudraient profiter de l’enveloppe destinée aux travaux», estime un cadre du département des Infrastructures. La BID, très exigeante en matière de transparence, et qui fait de la lutte contre la corruption son credo, accepterait-elle de décaisser ses fonds pour le compte d’une entreprise qui aurait gagné le marché sur des fausses bases? Ce n’est pas évident. Pour remettre le chrono à zéro, « il faut s’excuser auprès de la BID, dissoudre la sous commission, et reprendre l’évaluation de tous les soumissionnaires sur des bases définies par les bailleurs», propose-t-on. En tout cas, Le ministre des Infrastructures et des Transports M. Adoum Younousmi est interpellé à se saisir du dossier et remettre la pendule à l’heure. Il y va de l’image du pays auprès des institutions internationales et de l’intérêt général du peuple tchadien. Affaire à suivre.

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